TEMEDT, Association pour la Consolidation de la paix, le développement, la protection et la Promotion des Droits Humains

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L’Association « TEMEDT » aux avant-postes

Posté : 18 mars, 2008 @ 12:30 dans Articles | Pas de commentaires »

En initiant la présente session de formation à l’intention de ses membres des régions, l’Association pour la consolidation de la paix, le développement, la protection et la promotion des droits humains, entendait non seulement renforcer les capacités des participants sur la question, mais également exprimer son adhésion à l’idée que la prise en compte de la dimension des droits fondamentaux est partie intégrante de tout processus pour la lutte pour la consolidation de la paix et de la stabilité. 

Du 4 au 7 janvier dernier, la cité des Askia (Gao) a servi de cadre à la tenue de la session de formation en droits humains. Organisé par l’Association pour la consolidation de la paix, le développement, la protection et la promotion des droits humains, « TEMEDT » (qui signifie solidarité, fraternité et équité en tamasheq) cet atelier a regroupé plus d’une soixantaine de participants membres de structures de Sikasso, Ségou, Mopti, Tombouctou, Kidal, et du District de Bamako. 

Pendant quatre jours de travaux, marqués par des échanges fructueux autour des points inscrits à l’ordre du jour, les participants se sont familiarisés avec des notions relatives aux droits de l’homme à travers plusieurs communications sur des thèmes comme « la genèse et l’évolution des droits humains », leur contenu, « la définition et les formes d’esclavage », « les mécanismes juridictionnels de protection des droits humains », « les préceptes de l’islam et l’égalité », « la citoyenneté et la bonne gouvernance », « les problèmes de justiciabilité et les mécanismes non juridictionnels de la protection des droits humains », etc. 

Ce qui fera dire au gouverneur de la région, le colonel Amadou Baba Touré, que l’initiative de la tenue de la présente session de formation est d’une importance capitale, tant la question des droits de l’homme est fondamentale dans un pays de démocratie comme le notre. Assurant de la disponibilité des autorités politiques et administratives de la 7ème région dans l’accompagnement de toute action s’inscrivant dans cette dynamique, le chef exécutif régional a exprimé l’engagement constant de sa région en faveur de la consolidation de la paix et des liens de fraternité spécifique à la nation malienne. 

La représentante de l’Ambassade des Etats-Unis n’en dira pas moins. Pour le partenaire américain, l’objectif visé par sa présence à cette circonstance est le témoignage éloquent du souci de renforcer et de réitérer son engagement à soutenir les efforts de l’association « TEMEDT » et à travailler ensemble dans la dynamique de la promotion et de la défense des droits de l’homme. 

Le président de l’association, M. Mohamed Ag Akeratane, a, quant à lui, révélé au cours de son intervention que la protection et la valorisation des droits humains constituent pour l’organisation une priorité dans la formation de ses membres. « Nous sommes essentiellement constitués de communautés traînant les tares d’une étape de l’évolution de l’humanité. Nous voulons contribuer à restaurer la dignité dans à notre société. Et nous sommes convaincus que la justice pour tous et pour toutes, sans se préoccuper de la descendance est la voie royale pour entrer définitivement dans l’arène moderne » a déclaré le président de l’association « TEMEDT ». Pour lui, autant l’association a pour but de contribuer au développement de notre pays et à la consolidation de la paix (tant ballottée, a-t-il dit, ces dernières décennies), autant elle aspire également à créer « les conditions objectives et subjectives indispensables à l’éradication des marginalisations et des discriminations, notamment celles basées sur l’ascendance tel que l’esclavage ». « Il est impossible, a ajouté le responsable de l’association, de l’éradiquer sans le dénoncer et comprendre ses multiples facettes dans notre société. Les discriminations et les stigmatisations servent de base pour trancher la plupart des problèmes, à tous les niveaux de la société et de la gestion des affaires. TEMEDT voudra d’abord aider ses membres à maîtriser les instruments de droit disponibles et savoir s’en servir » a déclaré M. Akeratane. Qui a profité de la tribune pour rendre un vibrant hommage à des individus victimes, malheureusement encore, de formes d’esclavage, et a souhaiter que justice leur soit rendue. Il s’agit notamment du jeune garçon Moumou, enlevé le 4 septembre dernier à Kidal à l’age de 3 ans, (devenu esclave par ascendance, même né libre) et de Akadaye Ag Abdoulaye, mort le 21 janvier 2005 suite à une rafale reçue alors qu’il a voulu retirer son neveu Tamtché à son « maître ». Comme pour dire que jusqu’à preuve du contraire, l’esclavage demeure dans certaines localités du Mali, en violation flagrante des dispositions prévues dans la Déclaration universelle des droits de l’homme. 

Par Issa Fakaba SISSOKO, tiré de L’Indicateur du Renouveau n° 350 du jeudi 17 janvier 2008. 

La communauté noire Kel tamasheq réclame la suppression de toutes les pratiques esclavagistes

Posté : 18 mars, 2008 @ 12:28 dans Articles | 1 commentaire »

Le président de l’Association TEMEDT, Mohamed Ag Akeratane revendique l’identité culturelle de cette communauté noire Kel Tamasheq que d’aucuns appellent les « Bellas ». Ce mot très péjoratif qui signifie dans l’imaginaire populaire « esclaves » veut dire selon les conférenciers « cousins » en songhoi. Cependant, Ag Akeratane reconnaît, qu’il y a des séquelles de sociétés esclavagistes féodales et que sa communauté est la victime de celle-ci et porte en elle les frustrations de ce passé. « Nous sommes convaincus que les pratiques esclavagistes existent. Il faut les reconnaître. Nous avons les mêmes réalités que le Niger où des milliers de personnes sont sous le joug de l’esclavagisme. Au Nord Mali, le pouvoir encourage cet état de fait avec les liens sinon la complicité que les cadres administratifs de l’Etat nouent avec les plus forts au détriment des autres. Notre histoire a été écrite par les autres maintenant, nous allons nous-mêmes écrire notre propre histoire à travers les recherches déjà disponibles » a déclaré Abdoulaye Mako, secrétaire à l’organisation de l’association et par ailleurs président du RAMAT. 

Dans la déclaration liminaire lue par ce dernier, on relève que l’Association pour la consolidation de la Paix, le développement et la protection et la promotion des droits humains « TEMEDT » a été créée suite au forum tenu à Ménaka du 10 au 12 août 2006. Le tamesheq est leur langue et véhicule leur culture. Ils pratiquent essentiellement l’élevage et sont présents dans les régions de Kidal, Gao, Tombouctou et Mopti, dans tous les cercles du Mali où ils vivent de petits métiers (ouvriers, agricoles, bûcherons, maçons, ouvriers sur tous les chantiers, petits commerçants, miniers, fonctionnaires, etc.). Selon Macko, sa communauté a participé à toutes les grandes œuvres de la construction nationale. Cette communauté très dynamique est présente au Niger, en Cote d’Ivoire, au Sénégal, au Burkina Faso, etc. 

Le Forum de Ménaka qui a vu naître cette association a recommandé entre autres, le renforcement de la sécurité par la mise à disposition des moyens accrus aux forces armées et de sécurité de notre pays, la récupération immédiate et sans condition des armes légères en circulation, la suppression de toutes les formes de pratiques esclavagistes, la tenue d’un colloque international sur l’histoire de la communauté noire Kel Tamasheq, la mise en œuvre de la convention sur la diversité des expressions culturelles. Enfin, notons que TEMEDT entend mener des actions de plaidoyers et défense des droits humains, l’organisation de manifestations artistiques et culturelles, les recherches, investigations, conférences, débats et publications. 

Par Chahana Takiou, tiré de L’Indépendant n° 1598 daté du vendredi 17 novembre 2006. 

TEMEDT : L’éveil d’une Communauté tamasheq

Posté : 18 mars, 2008 @ 12:27 dans Articles | Pas de commentaires »

Du 10 au 12 août 2006, dans la foulée de la psychose générale entretenue par les récents évènements du Nord Mali, le premier forum des Communautés noires Kel tamasheq a été organisé à Ménaka. La mobilisation était grandiose, les Communautés Kel tamasheq des régions de Gao, Tombouctou, Kidal et Mopti ayant été représentées. Historique, ce forum a permis la création de TEMEDT, l’Association pour la Consolidation de la Paix, le Développement, la Protection et la Promotion des Droits Humains. L’association vient de faire sa première sortie à travers une conférence de presse, le 15 novembre 2006. 

Le mouvement des Communautés noires tamasheq n’est pas un mouvement de droit civique en soi, mais il y ressemble fort. Les Kel tamasheq noirs sont avant tout issus de mariage de Touareg, Sonrai et autres populations des régions d’au-delà les latitudes de la Boucle du Niger. Constituées de fractions, les Kel tamasheq noirs, à travers Temedt, se battent aujourd’hui pour plus de dignité. C’est dans cette veine que le Forum de Ménaka a été convoqué par les chefs des fractions pour discuter et faire des propositions sur les différentes contraintes que subissent les populations dans les régions du nord. 

A Ménaka, l’ordre du jour témoignait de l’état d’esprit des Communautés noires Kel tamasheq. Les participants avaient surtout retenu que la sécurité est le gage de développement et qu’elle est mise en mal depuis quelques années dans le nord du Mali, d’autant plus que les armes légères circulent. Les Kel tamasheq noirs ont également subi les lourdes souffrances consécutives aux différentes rebellions et représailles, leur marginalisation dans la gestion des affaires publiques malgré leur poids démographique, leur apport économique et les nombreux cadres dont ils disposent dans tous les domaines. 

Ils ont également évoqué à Ménaka des questions d’ordre culturel. Pour eux « la culture est un des critères essentiels de l’identité humaine et que le Mali a ratifié la convention de l’UNESCO sur la diversité des expressions culturelles ». Partant de ce principe, les Noirs tamasheq supportent avec amertume « la méconnaissance de l’Histoire de la Communauté Noire Kel tamasheq par le grand public et les chercheurs ». 

En prenant le courage d’aller devant la presse, Temedt a fait ses premiers pas vers un combat qui va certainement lui coûter du temps. Le plan de bataille n’est pas encore établi, mais les recommandations du Forum de Ménaka donnent les orientations du mouvement de réhabilitation des Kel tamasheq noirs. Hormis les aspects sécuritaires que l’état pourra régler, le reste des doléances relève du domaine populaire. En effet, Temedt veut tordre le cou à certains préjugés qui rendent malheureusement la vie dure. Entre autres : certaines formes des pratiques esclavagistes. En attendant la tenue d’un colloque sur l’histoire de la Communauté Noire, les Kel tamasheq prennent leur mal en patience. 

Soumaila Diarra, tiré du Républicain n° 2 278 du 20 novembre 2006.     

 

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